Problème technique !

FR : Ce matin petit problème technique. 
Nous sommes actuellement entre l'île de Vancouver et la terre ferme direction Campbell River. Les courants très violents dans cette région nous contraignent à naviguer 6 heures par jour lorsqu'ils sont avec nous. 
Monique de veille, n'a pas réussi à éviter un tronc d'arbre gigantesque (deux fois la taille du bateau) qui s'est bloqué entre la quille et le gouvernail. 
Obligé d'enfiler ma combinaison pour le débloquer. Moi qui rêvait deprendre un bain! Pour m'aider j'ai fais un système de palan depuis l'avant du bateau, j'ai dû amarrer le tronc à plusieurs reprises relié au winch . 
Tout est rentré dans l'ordre après deux bonnes heures à batailler. 
Monique s'est quand même fait remontée les bretelles, la pauvre pas facile de les éviter !

EN : Technical problem this morning.
Actually we are between Vancouver Island and the mainland towards Campbell River. The very violent currents in this region force us to sail 6 hours per day when they are with us.
Monique of watch, failed to avoid an enormous tree trunk (twice the size of the boat). He was stuck between the keel and the rudder.
Obliged to slip on my wet suit to unjam it. Lucky me, I dreamed to take a bath! To help me I made a hoist system from the front of the boat, I had to tie the trunk several times connected to the winch.
Everything went in order after two hours.
Monique get told off, the poor, not easy to avoid them!

Vancouver Island !

FR : 

🇫🇷Salut les amis, 

Nous venons d'arriver au Canada, après une navigation musclée sur l'île de Vancouver côté Pacifique.
Fatigués, nous nous sommes amarrés de nuit à un ponton verdâtre, pourri par la pluie et les marées. 
Séance patinette pour tout l'équipage ! 
Rapidement, on a compris que le village était fantôme. Ici il n'y a rien, la mousse et la rouille ont effacé les pancartes, les maisons sont délabrées par le poids des années. 
Évidemment : pas de réseau téléphonique, ni même d'endroit pour nous ravitailler. 
Nous communiquons grâce à notre téléphone satellite. 
Heureusement les eaux sont riches en poissons, c'est le moment de tester notre attirail de pêche !!
Pas d'inquiétude, plus de nouvelles très bientôt!!

 

EN : 🇺🇸Hi guys, 

We've just arrived in Canada after a vigorous sailing. Actually we are in Vancouver Island on the Pacific side.
Tired, we naut to moore at night to a greenish pontoon, rotted by the rain and the tides. Skating for all the crew!
Quickly, we understood that the village was deserted. There is nothing here. The moss and the rust have erased placards. Houses are broken by the weight of the years.
Obviously: no telephone network, no place to refuel us.
We communicate thanks to our satellite phone.
Fortunately, water is rich in fish, it's time to test our fishing gear !!

A vous de voter !

FR: Bonjour à tous,

Monique et moi sommes touchés d'avoir été nommés au victoire de la jeunesse en Bretagne !

La logique voudrait que je vote pour mon histoire et que je vous demande d'en faire autant.
Mais parmi les nommés pour la jeunesse, il y a Théo Bodin, un petit garçon de 10 ans qui est atteint de la maladie de Little, une affection neurologique pas très rigolote. 
Théo s'est lancé un défi qu'il a relevé avec brio, parcourir 130 km à vélo pour redonner espoir aux enfants hospitalisés.

Je ne pense pas avoir la légitimité ni l'expérience suffisante pour faire passer un message. Mais je crois en l'importance de la détermination et du dépassement de soi pour aller au bout de ses projets, et de ses passions. C'est d'ailleurs ce que j'essaie de véhiculer à travers mon aventure.
Pour réaliser ses objectifs, il suffit d'y croire et de s'en donner les moyens, et cela, à 10 ans, Théo l'a bien compris.
Il a de nombreux rêves notamment celui de faire le tour du monde et celui-ci, plus que tout, je lui souhaite de le concrétiser!

Votez Théo.🚴🏾🏆

Vive les bretons et vive la vie !

PS : Les votes se font sur internet via le lien ci-dessous.

http://www.lesvictoiresdelabretagne.bzh/fr

EN: Hello everyone,

Monique and I are honored to be nominated for the Victory of youth in Brittany !

Logic would have it that I would vote for my own journey and would kindly ask you to do the same.
However among the other youth nominees, there is Théo Bodin, a young 10 year old boy who is fighting against osteomyelitis, a rather unpleasant bone infection.
Théo gave himself a challenge; cycling from Moutiers to Rennes and back, a journey of a little over 80miles, which he has bravely accomplished to give hope to hospitalized children

I do not think that I have the legitimacy or experience required to send a message. But I do believe in the importance of determination and overcoming your own inner barriers and pushing past the limits of self, to accomplish your goals and passion. This is what I’ve hoped to inspire within my own adventures. 
To achieve your objectives, all you need to do is believe in them and give yourself the means to do so, and that, at only 10 years of age, Théo has understood quite well.
He has many dreams, one of which -and I hope for him, for this one to happen most- is to to travel around the world.

Please go vote for Théo.🚴🏾🏆

Long live Brittany and cheers to life !

--> You can vote here, using the link below

http://www.lesvictoiresdelabretagne.bzh/fr

Joyeux anniversaire !

FR : Atelier pâte à modeler pour l'équipage ce matin. On a voulu faire une surprise à notre copine Clémence ! Yvinec n'étant pas équipé d'un four on a fait avec les moyens du bord.😂 
Joyeux anniversaire ! 🎂

EN : Today modelling clay for Clemence's birthday a friend of us. No oven on board so we made it with special ingredients. Happy birthday ! 🎂

Bye bye Honnah

FR : Ce matin c’est l’heure du départ. Nous continuons la traversée de l’Inside Passage, toujours cap vers le sud. L’air est brumeux. Au loin la forêt a revêtu son costume d’Halloween, l’orée est noire, sur les arbres l’amas de brouillard semble être une gigantesque toile d’araignée. 
Je me perds dans mes rêveries et repense à notre arrivée sur l’île trois semaines et demi plus tôt. 
Le hasard fait bien les choses parfois. Hoonah restera à jamais gravée dans ma mémoire. 
Ici c’est l’Alaska, sauvage, profonde, majestueuse, sans frontière, comme je l’imaginais. Voyager en voilier a l’énorme avantage d’aller là où les autres ne vont pas. C’est excitant de se perdre, de suivre un cap sans idée précise, de s’arrêter seulement quand on en a l’envie.

Sans le savoir, nous avons accosté sur l’île la plus peuplée d’ours de l’Alaska. Plusieurs accidents ont lieu chaque année. La veille sur la plage un homme a été attaqué. Heureusement, transporté par hélicoptère à l’hôpital le plus proche, ses jours ne sont plus en danger.

Dès notre arrivée, les habitants nous mettent en garde : on ne marche pas sans arme la nuit tombée, on ne se balade pas non plus seul dans la forêt. Ici c’est la forteresse des ours. Momo et moi qui voulions camper, ça a suffit pour nous en décourager !!

Le 1er jour, j’ai rencontré Raino, un homme au grand cœur. C’est un ancien pêcheur, lui non plus, il ne peut pas se passer de l’océan. Souvent, Il m’emmène avec lui. On compare nos techniques de pêche en apprenant mutuellement l’un de l’autre. Froides et lointaines les eaux de l’Alaska comptent parmi les plus ardues au monde pour exercer ce métier, mais elles sont aussi parmi les plus riches. Le saumon, le crabe, le halibut, les crevettes abondent.

Les habitants vivent pour beaucoup de la cueillette, de la chasse et de la pêche.
Mais, on ne tue pas pour tuer, seulement pour manger. « On respecte la nature, et elle nous respecte. » m’explique Bob un habitant du village.

Pendant mes balades en forêt, la "Tongass" je suis sur mes gardes, plusieurs fois j’aperçois des ours. Je ne suis pas serein. 
C’est aux ours, aux castors, aux loups et aux biches qu’elle appartient. Comme dans un lieu de culte, on parle à voix basse, on se déplace doucement. La végétation est luxuriante, des arbres centenaires encordés de lichen semblent se dresser indéfiniment jusqu’au ciel. Les aigles silencieux m’observent depuis la cime des pins. Des lianes se mêlent aux branches et tombent jusqu’au sol, humide, recouvert d’un épais tapis de mousse. Cette ambiance je ne l’ai sentie nulle part ailleurs. La forêt respire dans un dégradé de vert. Elle est vivante, moi je suis sans voix.

Souvent Monique et moi sommes invités à dîner chez Raino, avec sa famille et ses amis. Enfin dîner … chez nous ce serait plutôt goûter parce qu’ici c’est à 17h que ça se passe. 
On parle projets, politique, famille, religion, nourriture. Surtout nourriture d’ailleurs. Pour le remercier de son hospitalité, je prépare quelques spécialités de chez nous, des gâteaux au chocolat, du pain-perdu, on fait même une raclette un soir.

Monique aussi s’éclate avec les poules de Raino. Elle arbore un air fier, je crois qu’elle leur raconte ses histoires. Ma poule, c’est quand même la plus belle de tout le poulailler.

Elle me suit partout quand je me balade dans le village. Elle picore et moi j’observe. Les maisons en bois ont une vue plongeante sur la baie, c’est magnifique. Certaines d’entre elles sont décorées de peintures indiennes et bordées de totems. C’est parce que la communauté Tlingit «le peuple des marées» vit ici.

Grâce à Raino, j’en apprends plus sur ces Amérindiens qui ont dû composer avec les pressions de la culture américaine. Il me présente Yun. Dans son atelier, ça sent bon le bois. Il y a des œuvres d’art partout : totems, pagaies, masques, canoës. Cet homme a des doigts de fée. Comment est-il possible de créer des objets si fins, si beaux avec de vulgaires planches de bois ?

Il m’explique que c’est par l’art que sont transmises l’histoire et la culture de génération en génération.
Contrairement à une idée reçue les totems ne sont pas vénérés, ils sont sculptés de manière à honorer les ancêtres, à rappeler l’histoire, à commémorer les grands évènements (mariages, naissances, batailles, inondations) et symbolisent le clan auquel on appartient. À Hoonah, il y a les «Eagles», les aigles et les «Reaven», les corbeaux.

J’avoue que j’ai dû prendre sur moi plusieurs fois, pour respecter les reaven qui piquaient dans mes poubelles et avaient tendance à confondre mon bateau avec des toilettes !

Ici ce n’est pas dans les livres mais dans les totems qu’est taillée leur histoire.
Quand les missionnaires sont arrivés en Alaska les «natives» ont été forcés de se détourner de leur croyance. La plupart des totems ont été abattus, vendus, coupés en petit bois, dynamités par les nouveaux venus. Au fil du temps, les totems restant commencèrent à tomber et à s’émietter à cause de la pluie.

Aujourd’hui, plusieurs associations de natives, dont Yun, se battent pour préserver la richesse de leur culture et la retransmettre aux enfants.

Peu avant mon départ, Raino m’offre une pagaie, les peintures qui l’ornent, symbolisent l’histoire de ses ancêtres. Elle est censée me protéger, me ramener chez moi sain et sauf. Ce présent scelle définitivement notre amitié. Je l’ai accrochée au dessus de mon lit. Raino me manquera.

Grâce à lui, je repars les cales pleines de halibuts, de saumons et de crevettes.

Au moment où j’écris ces lignes, j’ai dû faire une pause, c’est un ballet de baleines autour du bateau. Il y a des geysers d’eau dans tous les sens, qui retombent en goutte de pluie sur l’eau. Je n’ai pas les mots pour décrire la magie du spectacle. La dernière frontière de l’Amérique comme on l’appelle, est un véritable trésor que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

 

EN : This morning it’s time to leave. We continue crossing the Inside Passage, still heading south. The air is hazy. The forest seems dressed with an Halloween costume, trees are dark, the fog on trees cluster appears to be like a giant spider web.
I get lost in my dreams and think back to our arrival on the island three weeks earlier. Chance occasionally organises things rather well. Hoonah will forever be etched in my memory.
Here is Alaska, wild, deep, majestic, borderless, as I imagined. Traveling on a sailboat gets you the huge advantage to go where others won’t go. It's exciting to be lost, to follow a cape without no clear ideas, only to stop when you feel like it.

Unknowingly, we docked on the most populated island of Alaskan bears. Many accidents occur each years. The day before we arrived, a man was attacked on the beach. Fortunately, transported on time by helicopter to the nearest hospital, his days aren’t in danger anymore.

Upon our arrival, people warned us: Do not walk unarmed nightfall, Do not walk alone in the forest. Here is the fortress of the bears. We wanted to camp, it was enough to discourage us !!

The first day I met Raino, a man with a big heart. He is a former fisherman, he loves the ocean. He often takes me with him. We compare our fishing techniques and mutually learn from each another. Cold and remote Alaskan waters are some of the most difficult in the world to fish, but they are also some of the richest. Salmon, crab, halibut, shrimp abound here.

The people live mostly from picking, hunting and fishing.
But they don’t kill for pleasure, only to eat. "We respect nature and nature respects us. " explains Bob a local.

During my walks in the forest, the "Tongass" I am on my guard, I see several bears. I'm not at ease.
This area belongs to bears, beavers, wolves and deers. The Tongass national forest includes part of the largest temperate rain forest left on Earth. Walking here is like walking into a cathedral. You speak quietly, you move slowly and has this feeling of being somwhere very ancient. The vegetation is lush. Ancient trees roped with lichen seems to stand endlessly to the sky. Quiet eagles are watching me from the top of the pines. Vines blend with branches and push them down to the ground, wet, covered with a thick coat of moss. This atmosphere, I have not felt anywhere else, the forest breathes in green gradient. She's alive, I'm speechless.

I am often invited to dinner at Raino home, with his family and friends. 
We talk about projects, politics, family, religion, food. Especially food. To thank him for his hospitality, I prepare a few dishes from my country, chocolate cakes, french toast, raclette …

Monique also has fun with Raino’s chickens. She looks pride, I think she tells their stories. She is the most beautiful of all the coop my hen.

She follows me everywhere when I walk through the village. She pecks me and I observe. Wooden houses get a beautiful view on the bay. Some of them are decorated with Indian paintings and lined with Totem pole.
This is because the Tlingit community "the people of the tides" lives here.

With Raino I learn more about the Native Americans, who had to deal with the pressures of American culture. He introduces me Yun. In his shed, it smells like good wood. There are works of art everywhere: totem poles, paddles, masks, canoes. This man got magic fingers. How it’s possible to carve this out of vulgar wooden boards

Yun explains me that, families and clans created totem poles to record their stories. They are carved to honor the dead and to display the crests. They were created in order to announce what clan was living in the area and to commemorate important events such as marriages or births, battles or floods. At Hoonah, there are the « Eagles » and the « Reaven » .

I confess that I had to show patience more than once to respect the Reavens, stinging in my trash and tended to confuse my boat and the toilet!

Here it is not in books but in totems that are carved their history.
When missionaries arrived in Alaska, the "native" have been forced to turn away from their faith. Most totems were taken down, sold, cut into small wood, blown up by the newcomers. Over time the remaining totems began to fall and crumble from the rain.

Today several « natives » associations, in which Yun takes part in, are fighting to preserve their rich culture and transmit it to children.

Shortly before my departure, Raino offers me a paddle, paintings that adorns symbolises the history of his ancestors. It is supposed to protect me, take me home safe and sound. This gift seals definitely our friendship. I hung it above my bed. I will miss my friend, Raino.

Thanks to him I'm leaving the holds full of Halibut, salmon and shrimp !!

At the time, I’m writing I had to take a break : it's a huge ballet of whales around the boat. There are water geyser in every sense, which fall in raindrop on the sea. I have no words to describe this magic display. The last frontier of America, is a treasure that I am not ready to forget.

Un demi tour du monde !

FR : Et hop un demi tour du monde ! Le chemin est encore long pour rentrer à la maison mais le plus dur est derrière nous, reste l'océan Pacifique et l'océan Indien à traverser.
Nous sommes actuellement à Hoonah ( Sud Ouest de l'Alaska) un petit village de pêcheur dont nous sommes tombés amoureux. 
D'un stop de quelques jours, nous y sommes ancrés depuis deux semaines. Ici la vie est calme et douce, les habitants vivent au rythme du soleil et des marées. 
Prochain étape : Vancouver et ses mille lumières.

EN: Halfway around the world! The road is still long to go home but the worst is behind us, remains the Pacific Ocean and the Indian Ocean to cross!
Now we are in Honnah (Southwest Alaska) a small fishing village, we fell in love with.
From a stop of a few days, we are anchored here since two weeks. Here life is calm, sweet. People following the rhythm of the sun and tides.
Next step: Vancouver and its thousand lights. 

TADAA !!

🇫🇷Notre expérience au Groenland ne se résume pas seulement à 130 jours d'hivernage dans les glaces de l'arctique.
C'est aussi l'histoire d'une rencontre avec un peuple simple, généreux et accueillant qui vit aux confins du monde. Dans ces latitudes extrêmes personne ne tente de maitriser la nature, trop sauvage, trop puissante, trop belle. Les Groenlandais ont appris à s'adapter à elle, à la respecter.

Ce voyage c'est aussi la découverte d'une partie du monde encore vierge de toute emprunte de l'homme. Les icebergs aux milles facettes de bleus, calmes doux, contrastent avec de gigantesques montagnes aux sommets déchiquetés qui dominent la mer de toutes leur puissance. 
Seules de petites maisons bleus, rouges, jaunes, vertes habillent le paysage.

C'est ce que le talentueux JP PROD a mis en avant dans cette vidéo. Merci à lui pour ces nombreuses heures passées à filmer, et monter ce projet.

Monique et moi sommes partis le coeur lourd, une chose est sûr nous reviendrons. En attendant, nous continuons notre route.

Vive la vie !

Voici le lien vers notre vidéo ! 

https://www.youtube.com/watch?v=bJhct9CPlPs&feature=youtu.be

🇺🇸Our experience in Greenland does not only resume itself as 130 days of wintering in the Arctic ice.
It is also the story of meeting an incredibly simple, pure, kind and welcoming civilisation who lives far away from our urbanized world. In these extreme latitudes, nobody tries to master nature, which is too wild, too powerful and too beautiful. Greenlanders have learned to adapt to it and to respect it.

This trip is also the discovery of a part of the world still untouched by the human footprint. Icebergs and their thousand blue facets, contrast with gigantic mountains and their torn summits, who dominate the sea with all their majesty. Only small colorful houses, blue, red, green and yellow dress the landscape.

This beautiful scenery was highlighted by the talented Jean Philippe Mériglier in this video. A huge thanks to him for filming and for setting up this project.

Monique and I left this beautiful land, but one thing is sure, we will come back one day. For the moment, we continue our journey.

Enjoy life !

New video on YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=bJhct9CPlPs&feature=youtu.be

Nouvelle vidéo en vue !

🇫🇷Salut les amis!
Attention demain soyez connectés à 18H30 ici, pour visionner la vidéo de l’année !!
Merci à mon ami, réalisateur Jean-Philippe Meriglier - JP PROD qui a passé des journées entières à réaliser ce projet.

Bonne soirée à tous !

🇺🇸 Hi friends!

Tomorrow be connected at 18:30 to watch the video of the year !! 
Thanks to my friend, JP who spent many days to complete this project.

Good evening !

Picture : JPPROD